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"Monsieur l'inspecteur d'académie, nous refusons d'obéir !"
LEMONDE.FR | 05.12.08 | 18h01 • Mis à jour le 05.12.08 | 18h50
onsieur l'inspecteur d'académie, nous vous écrivons cette lettre aujourd'hui, car en conscience, nous ne pouvons plus nous taire ! En toute conscience professionnelle, nous refusons d'obéir !"
Depuis quelques semaines, les autorités de l'éducation nationale sont de plus en plus nombreuses à recevoir de telles missives. Leurs auteurs sont des enseignants, souvent des professeurs des écoles, qui informent leur hiérarchie de leur intention de "désobéir" et de ne pas appliquer, notamment, les réformes décriées sur les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) et l'aide personnalisée.|
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Le site Internet
CONVOCATION
Même motivation pour Bastien Cazals, directeur d'école primaire à Montpellier (Hérault) qui a, lui, adressé son message à Nicolas Sarkozy. Il lui
D'autres sites appellent également à une autre forme de mobilisation. On trouve par exemple un
Le Monde.fr
Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école publie ainsi plusieurs de ces lettres, individuelles ou collectives. Ainsi celle de ces trente-cinq enseignants de la circonscription de Montaigu (Vendée) qui estiment qu'ils "ne [pourront] plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité", et jugent "de [leur] devoir de refuser d'appliquer" les réformes. annonce plusieurs "décisions", certaines prises en tant qu'enseignant (refus d'appliquer de nouveaux programmes, d'appliquer l'aide personnalisée, de se déclarer gréviste quarante-huit heures à l'avance...), et d'autres en sa qualité de directeur (renseignement du logiciel "Base élèves"...). Ces quelques lignes ont valu à l'enseignant une convocation à l'inspection d'académie, mercredi 3 décembre, alors qu'une centaine de personnes manifestaient à l'extérieur leur soutien au directeur d'école. A sa sortie, Bastien Cazals s'est simplement contenté d'évoquer un entretien "courtois" : réseau social dédié à l'organisation d'une "cybermanifestation", dont le principe même est théorisé dans un document de sept pages très détaillé. Ironie : il y a quelques semaines, un appel d'offres émis par le ministère de l'éducation a mis le Web enseignant en ébullition. Ce texte, toujours d'actualité, vise à attribuer un marché de "veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche".|
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