DNA: Attachons nous à l'école de Schirmeck (06.02.09)
VALLÉE DE LA BRUCHE
Suppression
des Rased
Le Parti socialiste de la Haute-Bruche fait part de son opposition à la suppression des postes d’enseignants de Rased à Rothau et Schirmeck. La liste des postes d’enseignants de Rased (Réseau d’aides spécialisées aux enfants en difficulté) a été dévoilée. 59 postes seront supprimés dans le département. La vallée de la Bruche est directement touchée avec la suppression de postes d’enseignants spécialisés à dominante
pédagogique (les maîtres E) à Schirmeck et la suppression de postes de rééducateurs (maîtres G) à Rothau.
Le Parti socialiste de la vallée de la Bruche (section Schirmeck-Saâles) dénonce et s’oppose à la uppression
de ces postes d’enseignants (postes E et G) des Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté, conséquence des choix budgétaires du gouvernement pour 2009. Au moment où le ministre Darcos prétend lutter contre l’échec scolaire, cette mesure va de fait priver des élèves des aides spécialisées mises en oeuvre dans le cadre de pédagogies différenciées, aggravant ainsi les inégalités entre les élèves.
La mise en place des deux heures d’« aide personnalisée », les stages de remise à niveau ne peuvent en aucune manière se substituer au travail effectué dans le cadre des réseaux d’aides, qui ont été créés pour répondre aux besoins particuliers des élèves en difficulté. C’est pourquoi nous demandons le maintien des aides spécialisées proposées par le dispositif des Rased et ses trois catégories de professionnels titulaires de diplômes spécifiques (maître E, rééducateur et psychologue de l’Éducation nationale). Et sollicitons le député Alain Ferry pour intervenir auprès du gouvernement afin d’empêcher ces suppressions.
Ndlr : Molsheim et Marlenheim
sont aussi touchées
par la suppression des postes
de Rased.
Schirmeck
/ Manifestation à l’école
En rang par 100
Farandole citoyenne et militante à Schirmeck où une centaine de parents, enfants et enseignants ont formé hier après-midi une
chaîne humaine pour défendre leur école maternelle.
Avec cette chaîne humaine enfants, parents et enseignants s’opposaient à la menace de fermeture de la classe des deux ans.
(Photo DNA-DG)
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C’est classique, lors d’une manifestation les gendarmes sont toujours de la partie. Respect de l’ordre public oblige. Mais devant l’uniforme, cette petite fille prend peur. « Ne pleure pas », réconforte sa maman, « car là, comme on est des gentils, ils sont avec nous ». Scène qui illustre bien l’esprit bon enfant et le fort degré de mobilisation observé au moment de la sortie des classes devant l’école maternelle de Schirmeck.
Ils sont une centaine à avoir répondu à l’appel du collectif SEPT (*). La suppression annoncée de deux postes dans les RASED (**) de Rothau et Schirmeck est dans tous les esprits mais ce qui rassemble d’abord aujourd’hui c’est la menace de fermeture de la classe des deux ans à la maternelle et plus globalement les craintes qui pèsent sur le système éducatif.
Tout cela aboutira à un système éducatif réservé à l’élite
« On veut rendre visible le mécontentement par rapport au démantèlement du service public de l’éducation »
David Geiss
(*) Sauvons l’Ecole Pour Tous
(**) Réseau d’aides spécialisées aux enfants en difficulté
Le soutien
du maire
Le maire de Schirmeck, Frédéric Bierry, a interpellé l’Inspection académique, sur les menaces qui pèsent
sur le fonctionnement du RASED avec l’annonce de deux postes supprimés à Rothau et Schirmeck. « Depuis plusieurs années, le RASED contribue efficacement à l’intégration dans le cursus scolaire d’enfants
en difficultés. Son action est unanimement reconnue », explique-t-il dans un courrier. Par ailleurs le premier
magistrat défend aussi la classe des deux ans de la maternelle de Schirmeck, menacée de fermeture
: « Depuis près de 20 ans à Schirmeck l’accueil des petits a fait ses preuves. En lien avec l’Inspection
académique qui a toujours soutenu cette démarche, la Ville a réalisé beaucoup d’investissements pour organiser au mieux l’entrée dans la vie scolaire des enfants de deux ans ». « Notre école accueille beaucoup d’enfants issus de l’immigration. La possibilité pour ces derniers de se familiariser avec la langue française le
plus tôt possible favorise fortement leur intégration », ajoute en substance l’élu.
, explique Betty Hanns, enseignante depuis 30 ans en école maternelle. C’est l’expérience qui parle : « jusqu’à il y a quelques années il n’y avait pas de soucis mais là ça se dégrade. On enlève par petits bouts les moyens et, avec le Rased ou la classe des petits, c’est les plus fragiles qui sont visées ». Elle ajoute, « après on fermera les moyens et puis les grands et tout cela aboutira à un système éducatif réservé à l’élite ». Résultat : « L’école du futur sera gérée par les collectivités locales puis sera privatisée », précise encore Betty Hanns.Un sentiment très largement partagé ce vendredi puisque cette mobilisation était orchestrée dans plus de
400 écoles au niveau national.