Deux billets d'humeur de Brice
Lisez simplement l’Argent d’Emile Zola et vous aurez tout compris.
A partir du moment où le banquier Gundermann s’aperçoit que Saccard, patron de
L’Universelle spécule sur les actions de sa propre société, usant de celle-ci comme
d’une pompe à pognon, il sait que son concurrent est foutu, qu’il s’écroulera tôt ou tard en entraînant ses actionnaires et ses employés. Les actions ne montent pas jusqu’au ciel !
Cent cinquante ans plus tard, on nous a revendu la même économie de cauchemar sous le nom de mondialisation, en bien plus grand et avec d’autres moyens.
Pourtant les irresponsables et les malfaisants, on les met sur la touche alors comment se fait-il que les politiques aient remis en de telles mains le destin du monde ?
Tout simplement parce que le monde de la politique, des affaires et des médias ne font plus qu’un, à de rares exceptions près. Sarkozy et Lagarde sont avocats d’affaires, Tony Blair émarge dans le business, l’ENA est une pépinière de pantouflards et le nouveau patron de la banque issue de la fusion des Caisses d’Epargnes et de la Banque Populaire arrive directement du secrétariat général de l’Elysée.
Et ce ne sont que quelques exemples parmi une multitude !
Le patron actuel du Fond Monétaire International est l’homme qui autorisa en France, du temps où il était ministre la vente libre d’une came féroce appelée Stocks Options.
Le désastre avait été annoncé urbi et orbi à de multiples reprises mais la caste endogame qui pense pour nous a fait en sorte que cela ne serve à rien.
Alors citoyens, quand vous les voyez réunis à Londres prendre des postures de matamores pour jouer à réformer le capitalisme, vous avez au minimum le droit de vous marrer un bon coup.
La crise, c’est la leur et je ne vois pas ce qui les qualifie pour réformer autre chose qu’eux-mêmes, ce dont je les crois incapables.
Ainsi, en France, on risque ces prochains temps d’en voir de belles.
Prenons par exemple le cas de la Révision Générale des Politiques Publiques, joli coup de moine destiné à nous faire passer en douce de l’état propriétaire des services publics
à l’état locataire de services privés.
Avec la crise, les repreneurs potentiels n’ont plus un rond, les pauvres choux.
L’état sarkozien va-t-il leur prêter sur fonds publics de quoi entrer dans le capital de l’école ?
OTAN
Catherine de Médicis aimait amener ses fils contempler le royaume de France du haut de leurs chevaux. Alors toute la cour suivait sous le soleil et dans la poussière en semant sur son passage disette et exactions de toutes sortes.
Notre président a montré la France au président des Etats Unis sous la forme d'une poignée choisie de pékins encartés à l'UMP et d'une ville sous couvre-feu. Luxe, calme et volupté.
Comme le peuple a besoin d'exemples édifiants pour comprendre des enjeux qui le dépassent, on a pris soin de montrer aux miséreux du Port du Rhin ce que serait le monde sans l'OTAN.
Merci donc les casseurs qui venez si opportunément prêter main forte à la pédagogie
présidentielle.
Alors maintenant que le monde est sauvé, quelqu'un va-t-il enfin me dire qui est le père du bébé de Rachida Dati?