AG du 6 octobre: motion 2

Publié le par le hussard noir

Préambule

Des positionnements divergents et difficilement conciliables s'affirment aujourd'hui au sein de notre collectif.

Ces lignes de scission portent sur l’analyse de certaines réformes (ex : EPEP), sur l'esprit des actions à mettre en oeuvre ainsi que sur la manière de faire vivre notre organisation.

C’est pourquoi nous proposons la motion suivante :

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Avec la loi Carle qui vient d’être votée, le projet d’EPEP qui revient à l’automne, les suppressions de postes à nouveau massives en 2010, l’annonce par François Fillon d’une loi pluriannuelle pour 2011, « qui planifiera une baisse de la dépense publique sur plusieurs années », nous constatons que le travail de démantèlement du service public d’éducation se poursuit.

Les mesures gouvernementales, resituées dans la logique libérale de la Révision Générale des Politiques Publiques (au vu de ce qui se met en place dans les autres services publics), restent inacceptables.


Nous pensons aujourd’hui que

 

la seule manière de résister au démantèlement de l’école publique est d’opposer un front du refus citoyen et professionnel, en évitant toute compromission indulgente avec les porte-paroles de cette logique.

S'il nous faut continuer à alimenter le débat autour de l’école, informer le plus largement possible l’opinion publique et occuper davantage le terrain médiatique, nous estimons incontournable, aujourd'hui, d'inscrire notre action dans

 

une démarche de résistance plus marquée, y compris, et de façon première, au sein de la classe où l'intérêt de l'enfant est la seule légitimité.

C'est ainsi que nous entendons construire cette "éthique de la responsabilité" sur laquelle conclut notre manifeste. Nous sommes, de ce fait, en accord avec la « Charte de la Résistance Pédagogique » des enseignants du premier degré.


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Le manifeste sur lequel s’est fondée la constitution du collectif nous paraît aujourd’hui

encore être un point d’appui solide pour guider notre réflexion. Cependant, nous pensons qu'un texte fertile ne vaut que par sa mise en travail permanente.

Nous sommes

 

profondément attachés à l’action non-violente, mais nous pensons aussi nécessaire de nous interroger sur le concept de « légalité », dont une interprétation stricte nous conduit à desservir l’intérêt des enfants. Nous redéfinissons cette « légalité » en fonction de notre éthique et du concept de « responsabilité » (refus du bachotage en classe, aménagement des programmes pour les rendre viables…)


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Nous pensions le collectif dans une logique de réseau, comme une organisation plurielle facilitant l’échange démocratique et croisé. Force est de constater aujourd’hui que notre mode de circulation de l’information ne favorise pas cet esprit.

Nous proposons donc

 

d’abandonner le principe du comité de lecture et d’instaurer deux listes de diffusions séparées, selon l’implication choisie de chacun, l’une pour les  sympathisants qui souhaitent avoir des informations mais sans être inondés de courriels et l’autre pour les membres plus militants, avec une libre circulation des échanges, en faisant confiance à la déontologie de chacun. En effet, nous pensons que la mise en débat des positions de chacun est plus fertile que la diffusion d’informations contrôlées, « dites »

neutres et incontestables.


· Les décisions prises en Assemblée Générale doivent être souveraines
. Elles valent tant qu'elles n'ont pas été remises en question par cette même instance. Le comité de pilotage est ouvert à tous, il exécute les décisions prises en AG et impulse les actions.


· Nous proposons d'intensifier les liens avec les autres collectifs alsaciens et nationaux
avec lesquels nous partageons la même éthique. Nous estimons en effet nécessaire une conjonction maximale des forces de résistance.

Dans cette même perspective, la coordination de notre mouvement avec les instances syndicales nous paraît nécessaire. Mais nous réaffirmons

 

notre indépendance vis-à-vis de toute organisation politique ou syndicale (principe fondamental inscrit dans notre manifeste). Cela supposera donc que les conditions d’accord soient transparentes pour tous, discutées de façon claire, pour éviter toute satellisation de notre mouvement.


Motion proposée par : Edith Bilger - Myriam Dhume - Frédéric Guillin - Jean-Paul Walter

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